En 1846, M. Emile Deschanel proposa que les veuves et les filles majeures, inscrites sur les rôles des contributions comme propriétaires foncières, fussent électrices. On était à ce moment-là, sous le régime censitaire, pour pouvoir voter, il fallait payer 200 francs d’impôts. M. Emile Deschanel ne faisait donc que revendiquer le droit commun pour les femmes, lorsqu’il proposait de faire les propriétaires électeurs.

LES SUFFRAGISTES EN 1848


Quand en 1848 l’électorat fut accordé à tous les hommes, aux pauvres comme aux riches, aux ignorants comme aux instruits; les femmes demandèrent à être englobées dans le suffrage universel.

Victor Considérant fut le seul des neuf cents membres de l’Assemblée Constituante qui soutint leurs prétentions, en proposant d’admettre les femmes à exercer leurs droits politiques.

Pierre Leroux présenta un amendement en faveur de l’électorat municipal des femmes.

Le pasteur Athanase Coquerel réclama lui, la loi d’exclusion, retranchant de la politique le sexe féminin.

La République avait été proclamée le 24 février, un mois après, le 23 mars, quatre déléguées des «Droits de la Femme» se présentèrent à l’Hôtel-de-Ville pour solliciter: la liberté de participer au gouvernement du pays. L’universalisation du suffrage. L’égalité de la femme et de l’homme devant la loi.

Ce fut Marrast membre du gouvernement provisoire, qui reçut cette délégation féministe; il répondit à sa requête en encourageant ses espérances.

Mme Alix Bourgeois professeur d’histoire naturelle et beaucoup d’autres dames, demandèrent individuellement au gouvernement, le droit électoral pour le sexe féminin.