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Après les femmes qui agissent, voici des femmes qui écrivent: Juliette Lamber (Mme Adam) dans son livre sous ce titre: «Idées Anti Proud’honiennes sur l’amour, la femme, le mariage, réfuta intelligemment Proud’hon.

Mme Jenny d’Héricourt, pour combattre Michelet, Proud’hon, Auguste Comte, E. de Girardin fit paraître en 1860 La Femme Affranchie.

Vers la même époque Julie Daubié publia La Femme Pauvre au XIXe siècle.

Mme Olympe Audouard avec son journal Le Papillon.

Mme André Léo avec ses romans en vogue, Mme M. L. Gagneur avec ses livres, Mmes Angélique Arnaud, et Caroline de Barreau avec leurs articles de journaux firent discuter la question des femmes, sur laquelle l’homme d’Etat Stuart Mill, attira l’attention mondiale en publiant: L’assujettissement des Femmes et en déposant, dès 1866 à la Chambre des Communes, des pétitions couvertes de signatures de femmes demandant le suffrage.

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Un comité fut créé en 1866 pour s’occuper de refondre les Codes napoléoniens et poser les bases d’une législation civile rationnelle. Les réunions de ce comité se tenaient chez M. Jules Favre; elles étaient composées de MM. Emile Acollas, Jules Favre, Jules Simon, Ch. Vacherot, Frédéric Morin, Joseph Garnier, Courcelles-Seneuil, Ch. Lemonnier, André Cochut, Hérold, Clamagéran, Paul Jozon, Jules Ferry, Floquet, Paul Boiteau, Henri Brisson, Dr Clavel.

Ce comité qui s’occupa de réformer le mariage, ne maintint dans le chapitre VI que l’article 212. Les époux se doivent mutuellement fidélité, secours, assistance.

Le distingué jurisconsulte Emile Acollas, dont en 1878 et 1879 je suivis le cours de droit, était l’avocat du sexe féminin dans le comité pour la refonte des Codes.