Léon Richer, défenseur des droits civils de la femme, ne souffrit point que son programme s’élargît: Or, il y avait parmi ses disciples des impatients qui entendaient réclamer de suite les droits politiques des femmes; cela fit se produire une scission, dont d’ailleurs le parti tira avantage.

La société Le Droit des Femmes, dont les énergiques manifestations firent tant de bruit, fut créée. La Citoyenne parut et l’avant-garde d’irréductibles entraîna, poussa en avant, les effrayés d’entendre proposer de donner à la femme avec l’électorat et l’éligibilité le pouvoir de se faire libre.

*
* *

En 1871, Mlle Julie Daubié fonda «L’association pour l’Emancipation de la Femme» où était demandé le Suffrage des Femmes remis entre les mains des veuves et des filles majeures.

Julie Daubié fut en France la première bachelière[10]. Elle passa ses examens devant la faculté des lettres de Lyon en 1862 à l’âge de 40 ans, fut reçue avec grands éloges.

Après s’être difficilement fait admettre à passer son baccalauréat, elle eut à soutenir une véritable lutte avec le ministre de l’instruction publique pour obtenir son diplôme qui ne lui fut délivré que grâce à l’intervention de M. Arlès Dufour.

Elle fut reçue licenciée-ès-lettres en 1871, elle se préparait à devenir docteur, quand en 1874 la mort la terrassa.

Au 1er Congrès international des Droits de la Femme qui fut organisé en 1878 par Léon Richer et Maria Deraismes, il était défendu de parler des droits politiques de la femme.

Voici un passage du discours jugé subversif que je fis paraître sous ce titre:

«Le Droit Politique des Femmes, question interdite au Congrès des Femmes de 1878.»