«Je proteste contre cette affirmation.
«Et puis, on n’a jamais songé à refuser le vote et l’éligibilité aux hommes cléricaux.»
Elle termine ainsi son discours:
«Lors des prochaines élections accompagnez vos femmes, vos filles, vos mères aux bureaux électoraux et dites-leur de réclamer leurs cartes électorales; sans doute les officiers municipaux ne les leur délivreront pas, mais si toutes les villes agissaient de même, l’impulsion serait donnée et rien ne pourrait plus l’arrêter.
«Quand nous aurons atteint le but que nous nous proposons, oh! alors, nous serons vos ménagères nationales, nous empêcherons la dilapidation de vos deniers et nous saurons faire en sorte que tous les travailleurs, ici-bas, aient le vivre et le coucher comme les enfants d’une même maison.
«Ce seront les femmes qui fermeront l’ère des révolutions sanglantes, car les femmes seules sauront harmoniser la société.»
En octobre 1883, c’est à Nîmes qu’elle va faire connaître les revendications du Féminisme.
«Voulez-vous que les hommes soient vraiment libres? Donnez aussi la liberté aux femmes.
«On a aboli les privilèges de castes, seuls les privilèges de sexe sont restés.»