Comment le gouvernement de la France a-t-il pu sanctionner ces dons de ce qui nous appartient, faits par deux hommes momentanément ministres? La Chambre et le Sénat qui discutent des mois pour voter une dépense, ont sanctionné sans discussion notre dépouillement.
Croit-on que les femmes laisseraient se passer ces énormités si elles avaient leur part de pouvoir?
Dans ce pays où le moteur de tout est la politique, la femme est par le fait d’en être exclue défrancisée, puisqu’elle ne peut s’immiscer en rien à ce qui se fait en France, ni avoir sa part d’avantages sociaux. Les femmes se désintéressant de la politique, les affaires du pays vont à vau l’eau.
L’intégrité territoriale, rien moins qu’assurée par l’administration, exclusivement masculine:
On a aliéné, secrètement, sans profit, une partie du Maroc qui allait nous appartenir, et tout le monde, au ministère des Affaires Etrangères ignorait ce qui s’était passé, et la Chambre ne s’occupa pas de ce qui avait été fait.
La Diplomatie Française et le ministère Caillaux laissèrent ignorer à l’Allemagne le traité Delcassé de 1904 qui attribuait à l’Espagne une partie du Maroc, de sorte que l’accord Franco-Allemand fait s’étendre le protectorat de la France sur tout le Maroc.
Les gouvernants français traitant avec l’Allemagne pour tout le Maroc (alors qu’il en avait été concédé une partie) c’était lui faire exiger de la France une plus grande compensation.
Les hommes inconscients, qui ne savent ce qu’ils font, nous ont fait donner le Congo à l’Allemagne pour doter l’Espagne de la meilleure partie du Maroc et pour assurer l’internationalisation de Tanger.
De même qu’on fait la loi sans les femmes, on démembre la France sans l’assentiment des femmes. Et les femmes doivent payer les fautes faites par les hommes.