Note i:[ (retour) ] Hesiode autre Poëte, né a Ascre en Beocie, que quelques-uns mettent avant Homere, & d'autres plus probablement un siécle après ou environ. Les ouvrages qui nous restent de lui sont simples pour le stile, mais grands pour les pensées morales. Sa Theogonie ou Génération des Dieux est la Théologie des Païens. Son ouvrage intitulé les Oeuvres & les Jours, est plein de belles pensées. TRAD. DE PAR.

Note R:[ (retour) ] Aparemment à cause de la métaphore que Moyse employe pour réprésenter l'action de l'esprit de Dieu, & qu'il tire de l'action d'une poule qui fait éclorre ses oeufs en les couvant. ADD. DU TRAD.

Note 13:[ (retour) ] Ovide.... l'énonce dans ses Métamorphoses &c. Le passage est très-beau, Grotius l'a raporté tout entier. Comme il est un peu long, je n'en donnerai qu'un abrégé. Ovide, après avoir décrit le Chaos d'une maniére fort ingénieuse, représente le partage que Dieu fait de toutes ses parties confuses & mêlées. Il dit qu'il en tira les Élémens, à chacun desquels il marqua sa place: Qu'il arrondit la Terre, l'environna de Mers, & qu'il la coupa de riviéres, & de lacs: Qu'il étendit les campagnes, abaissa les valons, éleva les montagnes, & orna les bois de feuillage. Il parle ensuite des cinq Zones & célestes & terrestres, des brouillards, des nues, des orages, dont il dit que Dieu établit le siége dans les airs, ou il assigna de même à chacun des vents leur quartier. Plus haut il nous fait voir l'Æther, ou l'air pur, & dégagé de parties terrestres; & plus haut encore le Ciel & les Astres, qu'il représente, aussi bien que les Dieux, comme les habitans du Ciel. Il parle en général des diférentes espéces d'animaux, & de leurs demeures. «Il leur manquoit un Maître, ajoûte-t-il; l'Homme naquit pour posséder ce beau rang. Japétus mêlant avec de l'eau le limon tout nouvellement séparé de l'Æther, le forma à l'image des Dieux maîtres & directeurs de tout l'Univers. Et au lieu que les autres animaux sont panchez vers la terre, il donna à l'Homme une tête droite, élevée, & capable de porter les yeux vers le Ciel.» Eurysus Pythagoricien dit «que celui qui a formé l'Homme étant souverainement bon & bien faisant, a bien voulu se prendre lui-même pour patron de cet ouvrage.» Horace, Virgile, & Juvénal ont représenté nôtre ame comme descendue du Ciel, & faisant même partie des Êtres célestes. Cicéron, & Hipparchus cité par Pline liv. II. ont donné à l'ame une espéce de parentage avec les Étoiles.

Note 14:[ (retour) ] Épicharme &c. La Raison des hommes, dit ce Poëte, est née de la Raison de Dieu. Amélius Platonicien cité par Eusébe Prépar. lib. XI. «Cette Raison par qui subsistent toutes les choses qui ont été faites, est assurément cette Parole dont un certain Auteur Barbare dit, qu'elle étoit avec Dieu quand il créoit le Monde, & même avant qu'il le créât: que tout a été fait par elle: & que tout Être vivant & animé, vit & subsiste par elle.» Cet Auteur Barbare est S. Jean, qui vivoit un peu avant ce Philosophe. Chalcidius, dans son commentaire sur le Timée de Platon, parlant de Moyse: «Il est clair, dit-il, qu'il jugeoit bien que la Sagesse divine avoit présidé à la creation du Ciel & de la Terre, & qu'en un mot elle est le premier Principe de tout l'Univers.» Zénon & ses Sectateurs ont aussi le même dogme. Tertull. contre les Gent.

Note j:[ (retour) ] Épicharme de Sicile, Poëte comique & Philosophe, que quelques-uns font inventeur de la Comédie: il avoit écrit sur la Nature & sur la Medecine, ces ouvrages sont perdus. TRAD. DE PAR.

Note 15:[ (retour) ] Les vers Orphiques. «J'en prens à témoin cette premiére parole que le Pére de l'Univers prononça lors que par ses ordres il fonda le Monde entier.» Et ailleurs, «Tourne tous tes regards, & dirige tous les mouvemens de ton coeur vers la Raison divine. Jette les yeux sur le Créateur du Monde. Lui seul est éternel, lui seul a créé toutes choses; lui seul présent à toutes les parties de la vaste machine du Monde, les agite & les remue. Aucun homme ne le voit,& il voit seul tous les hommes». Ces deux passages se trouvent dans Justin Martyr, liv. de la Monarchie, dans Clément Alexandrin, Stromat. liv. v. & dans Eusébe, Prépar. Evang. liv. XIII.

Note 16:[ (retour) ] Selon Empédocle. «Ce Philosophe disoit que la premiére chose qui fut séparée du Chaos, fut l'Æther: Qu'ensuite le Feu en fut tiré, & enfin la Terre: Que la Terre étant venue à se resserrer par l'impétuosité même du mouvement de ses parties, l'Eau en étoit sortie, comme par bouillons: Que l'Air s'étoit dégagé de dedans l'eau à-peu-près comme les exhalaisons sortent de la terre: Que pour ce qui est de l'Æther, & du Feu, le premier avoit produit le Ciel, & le second, le soleil.» Plut. liv. 2. ch. 6. Il disoit aussi qu'il y avoit deux Soleils, l'un, original, & l'autre qui a été formé sur le premier, & c'est celui que nous voyons.

Note k:[ (retour) ] Empedocle d'Agrigente, disciple de Pythagore & de Parménide, avoit écrit sur la Physique, & une Relation de l'expedition de Xerxès. TRAD. DE. PAR.

Note l:[ (retour) ] Aratus, c'est ce Poëte Grec dont Cicéron encore jeune, avoit traduit les Phenomenes. TRAD. DE. PAR.

Note m:[ (retour) ] Catulle Poëte Latin, de Vérone, mort à Rome à l'âge de 30. ans, 44. ans avant J.C. Le même