Nous savons tous que les magistrats français sont incorruptibles. Malheureusement, il n'est pas aussi démontré qu'ils soient définitivement détachés des soucis de leur avancement et des petits profits de la galanterie.
—Eh bien! est-ce qu'on ne s'embrasse pas? disait naguère, à une cliente charmante, un président de Chambre à la Cour. Il avait promis d'être très gravement touché d'une injure très légère.
Tirons un voile sur ces faiblesses du juge et contentons-nous de constater sans plus de colère:
Le divorce français est une comédie que le magistrat dénoue à son bon plaisir.
IV
L'ADULTÈRE
On l'a vu, après la condamnation de l'un des époux, à une peine infamante, l'adultère du mari ou de la femme est la seule cause péremptoire du divorce.
Voici, à ce sujet, quelques-uns des chiffres que nous fournit la statistique:
Adultère du mari:
| En 1891: | 469 |
| En 1892: | 569 |
| En 1894: | 611 |