«—Non, pas de personnages marquans dans ceux qui étaient restés après la débâcle du 19. J'ai remarqué Dejean, Ornano, Petit, le colonel Montesquiou, Bussy, M. de Turenne, chambellan, puis Drouot et Bertrand, qui sont partis avec l'Empereur. Mais à quoi bon toutes ces questions? Qu'y a-t-il?
«—Rien, peut-être; mais qui sait si, dans l'état des choses, un rien pareil peut n'être point grave. Vous êtes venue directement de Fontainebleau? Vous n'avez pas été à Briare, à Villeneuve-sur-Allier? Vous n'êtes pas en correspondance avec l'officier de la garde qui forma à Nevers la dernière escorte de l'Empereur? Vous n'avez pas parlé allemand avec un officier autrichien de l'escorte que l'Empereur refusa?
«—Monsieur le comte, vous n'avez pas retenu tout ce que je vous ai dit.
Vous n'auriez pas par hasard perdu l'esprit?
«—Je ne plaisante pas; il peut y aller de votre existence.
«—Bah! non si puo[22]. Au reste, je l'aurais bien mérité. Qu'avais-je besoin de me fourvoyer par sottise de cœur dans le dédale politique; mais que je sache au moins pourquoi on me ferait l'honneur de me faire un mauvais parti.
«—Exécrable tête.
«—Meilleure que la vôtre; elle ne s'effraie pas si facilement; mais expliquez-vous mieux.
«—Je ne puis.
«—Voilà qui est clair. Eh bien! en ce cas, adieu à la rue des
Victoires.
«—Connaissez-vous cette écriture?» et il me donna un billet écrit en allemand.