A l'entrée de chaque campagne, il se recommandait, pour attirer la bénédiction du ciel sur ses armes, aux anges de Saint-Cyr, dont les prières devaient être puissantes au paradis. Revenant du siège de Mons, en avril 1691, il se rendit dans le saint asile, où son âme se reposait des émotions de la politique et de la guerre. Comme l'une des jeunes filles lui reprochait de s'être trop exposé pendant le siège:

«Je n'ai fait que ce que je devais, répondit-il.

--Mais le bien de l'État, répliqua-t-elle, est attaché à la conservation de votre personne.

--Les places comme la mienne, reprit le roi, ne demeurent jamais vides. Un autre la remplirait mieux que moi.»

Quant à Mme de Maintenon, son dévouement pour Saint-Cyr va jusqu'à l'enthousiasme.

«Sanctifiez votre maison, dit-elle aux dames de Saint-Louis, et par votre maison tout le royaume.

Je donnerais de mon sang pour communiquer l'éducation de Saint-Cyr à toutes les maisons religieuses qui élèvent des jeunes filles. Tout m'est étranger en comparaison de Saint-Cyr, et mes plus proches parents me sont moins chers que la dernière des bonnes filles de la communauté.»

Non contente de prier, comme la reine des abeilles, elle travaille. Sa plume et son aiguille sont également actives, et c'est tout en brodant qu'elle fait de véritables sermons, qui ne seraient pas indignes des plus grands prédicateurs. Elle trace, en termes excellents, le portrait des religieuses et celui des mères de famille.

«J'en connais, dit-elle, qui sont estimées, respectées et admirées de tout le monde; leurs maris sont si charmés d'elles, qu'ils disent avec admiration: «Je trouve tout en ma femme; elle me sert d'intendant, de maître d'hôtel et de gouvernante pour mes enfants.»

Parlant à des novices, elle s'écrie: