Quand il toucha de l’aile le front de Saïda.

Je pleurai, tel une femme,

Trois jours et trois nuits je pleurai :

Puis mon sang bouillonna comme un vin de palmier,

Et je sentais son feu qui me brûlait le cœur.

Il y eut des paroles entre moi et mon frère ;

Sans l’aide de Dieu la poudre eût parlé.

Je partis seul, errant comme un fou,

Je cherchais le mâle qui me tuerait…

Enfin, las de la misère et de la vie, je me suis vendu.