Au coucher du soleil, encore une impression du Sud retrouvée.
Tandis que nous regagnons le ksar, nous rencontrons, sur la route des puits, une théorie de femmes en longs voiles rouges ou blancs qui s’en viennent dans le soir doré, avec des amphores et des peaux de boucs ruisselantes sur leurs épaules.
De longues ombres violettes cheminent à leurs pieds sur la terre rose…
… Toute la vie nomade se résume bien dans cette question que le caïd Larbi pose à son collègue de Chellala, au départ :
— Ne pourrais-tu me dire où est campée ma famille, actuellement ?
Le caïd Hadj Ahmed fait un geste qui, à moi, me semble bien vague : il étend sa main droite vers le Nord-Est. Cela suffit, le caïd des Akkerma a compris, et il trouvera son foyer errant à plus de cent kilomètres de l’endroit où il l’avait laissé au commencement de l’automne…
Douéïs, une vallée entre des collines pierreuses et nues et des montagnes que le caïd me nomme : Djebel-Bessebaa, Ousseïra, Mezrou, Tazina, où coulent d’abondantes fontaines.