— Louange à Dieu dans tous les cas ! Il n’y a que le bien.

— Tu as besoin d’argent ?

— Oui, viens à l’écart ; nous parlerons.

— Tu me dois déjà deux cents francs. Tu en dois à d’autres, et même à M. Faguet.

— Je paye les intérêts. Je ne travaille plus que pour vous et les impôts.

— Je ne te prêterai plus au même intérêt. C’est trop peu, puisqu’il faut tant attendre.

— Tu n’es pas un musulman ! Dieu t’a défendu de prêter même à un centime d’intérêt.

— Nous partageons le péché : nous prêtons, mais vous autres Arabes, vous empruntez. Sans votre rapacité, à qui prêterions-nous ?

— Ce sont les Juifs qui vous ont appris ce métier-là.

— Assez. Veux-tu de l’argent, ou non ? Et combien te faut-il ?