Mélopées sahariennes
C’est le soir, l’heure des chants, des longues mélopées, improvisations naïves et poignantes sur les choses de la guerre et de l’amour, sur l’exil et la mort, à la manière des antiques rapsodes.
Les chefs nous annoncent une expédition lointaine ;
Mon cœur est mon avertisseur,
Il m’annonce une mort prochaine.
Qui me verra mourir ? qui priera pour moi ?
Qui fera pour ma mémoire l’aumône sur ma tombe ?
Ah ! qui sait ce que me réserve la destinée de Dieu !
Ma gazelle blanche m’oubliera.
Un autre montera ma douce cavale…