Deux mokhazni du cercle de Géryville, enfants des steppes d’alfa, s’assoient en face l’un de l’autre pour chanter une cantilène plaintive, dont le refrain est un long cri triste, sur une note mineure.

D’abord ils semblent sommeiller, les yeux mi-clos, et leur voix est comme le murmure du vent.

Petite colombe, ô petite colombe !

Tu m’as brûlé, tu m’as tué,

Tu as rendu mon cœur malade,

Et je ne guérirai pas…

Petite colombe, ô petite colombe !

Mon cœur est mort, et je l’ai enterré dans le désert ;

Le jour où je l’ai enterré, nul n’était présent ;

Personne n’a ri de moi.