Rahil, seule, s’était relevée et, accroupie, elle songeait et sa pensée était lugubre… Elle regrettait amèrement d’avoir voulu tenter le sort et savoir ce qui devait lui arriver…

Si Abd-es-Sélèm rentra avec un sourire.

— Eh bien, dit-il, ne savais-tu pas que, tôt ou tard, tu allais mourir ?

— J’espérais vivre, être heureuse encore et mourir en paix…

Si Abd-es-Sélèm haussa les épaules dédaigneusement.

Rahil se leva.

— Que veux-tu comme salaire ? La voix de la Juive était devenue dure.

Il resta silencieux, la regardant. Puis, après un instant, il répondit :

— Me donneras-tu ce que je te demanderai ?

— Oui, si ce n’est pas trop.