— Je prendrai comme salaire ce que je voudrai.

Il lui prit les poignets.

Elle fut insolente.

— Laisse-moi partir ! Je ne suis pas pour toi. Lâche-moi.

— Tu es comme la grenade mûre tombée de l’arbre : pour celui qui la ramasse ; le bien trouvé est le bien de Dieu.

— Non, laisse-moi partir… Et elle se débattit, cherchant à se dégager, à le griffer.

Irrésistiblement, il l’inclinait vers le tapis.

La beauté de Rakhil charma les heures d’une courte nuit d’été, pour le magicien mélancolique…

Et le matin, quand Rahil eut connu l’enchantement presque douloureux, tant il était intense, de l’amour du magicien, quand, indifférent et songeur, il lui dit qu’elle pouvait partir, elle se laissa choir à ses pieds qu’elle baisa, l’implorant :

— Oh ! laisse-moi revenir ! Auprès de toi j’oublierai El Moustansar le soldat, et j’éviterai peut-être la perte que son amour me réserve !