Les yeux de Polosov vaguèrent de droite et de gauche.

—Oui, on le dit, répondit-il.

Sanine se mit à rire.

—Je vois que tu n'es pas changé… Tu as toujours le même flegme… comme dans le temps, au pensionnat.

—Pourquoi changerais-je?

—On dit encore,—Sanine appuya sur ce mot «on dit»—que ta femme est très riche.

—Oui, on le dit aussi!

—Et toi, tu ne le sais pas au juste, toi?

—Moi, mon ami, je ne me mêle pas des affaires de ma femme.

—Tu ne te mêles pas des affaires de ta femme, d'aucune?