—C'est beau! répondit avec transport Sanine.
Son sang bouillonnait aussi.
—Attendez! vous verrez ce qui nous attend encore!
Elle lui tendit la main, son gant était déchiré.
—Je vous ai dit que je vous amènerais dans la forêt, «vers les monts! vers les montagnes!»
En effet, couronnée par un mont altier, la montagne se dressait à deux cents pas du lieu ou se trouvaient les sauvages cavaliers.
—Regardez, voici le chemin… Rajustons-nous un peu… et en route!
Mais au pas!… Il faut permettre à nos chevaux de respirer un peu.
Ils se remirent en marche. D'un grand coup de main, Maria Nicolaevna rejeta en arrière ses cheveux. Elle examina ses gants et les retira.
—Mes mains sentiront le cuir, dit-elle… Mais cela nous est égal.
Elle souriait et Sanine souriait aussi.