Et demain la grande extermination des joncs. Demain je reste seul avec Véronique et Jean. Jean m'aidera dans la grande œuvre de destruction. A demain!
Mardi 17.
M. et Mme Sitchès sont partis ce matin pour Paris. Mais la croisade contre les joncs est remise à demain, à la demande de Jean, qui avait beaucoup à faire aujourd'hui. Me voici donc seul; eh bien, je ne vais pas m'ennuyer, j'en suis sûr. Je vais beaucoup travailler, ah! mais beaucoup. Par exemple, aujourd'hui je n'ai rien fait, j'ai flâné tout le jour... mais demain! J'espère bien recevoir une lettre demain.
Mercredi 18.
Eh bien, non, il n'y a pas de lettres... Pourquoi?... Et je ne reçois pas de journaux anglais. J'ai été trop gueux pour pouvoir m'abonner. Patience! il faut espérer que tout va bien. Le facteur attend, il est encore venu une heure trop tôt; je dois terminer cette lettre. Mille amitiés à Viardot, à Manuel[54], à tout le monde.
Je vous serre les mains avec beaucoup d'affection, et que le ciel veille sur vous.
Soyez heureuse et portez-vous bien. Adieu.
IV. TOURGUENEFF.
XXI
Courtavenel, samedi, 28 juillet 49.