LES FIANÇAILLES DE JEAN-CHARLES
Trois ans ont, fui depuis les événements que nous venons de raconter.
De terribles épreuves sont venues visiter le foyer des Lormier.
Le chef est disparu, emporté par une syncope du coeur, au moment où il faisait la conversation avec des amis.
Cette mort foudroyante a affecté Mme Lormier au point d'inspirer des craintes sérieuses pour sa vie. Elle a gardé longtemps le lit.
L'incorrigible Victor, de son côté, tenait les siens dans l'angoisse par ses nombreuses incartades. Il n'avait pas terminé sa cléricature.
Un échec, à l'examen décisif, le forçait à continuer son stage.
Pendant plusieurs mois, le clerc notaire s'était bien conduit; mais, s'obstinant à vivre éloigné des sacrements, il avait repris peu à peu ses anciennes habitudes. Cependant, il fut assez diplomate, nous voulons dire assez hypocrite, pour conserver les apparences du gentilhomme.
Bref, il avait trompe tout If inonde, excepté Jean-Charles et le curé Faguy qui le surveillaient, afin de réparer ses folies et d'éviter le scandale.
Victor tenait énormément à conquérir le titre de notaire, et il se préparait, avec ardeur cette fois, à subir l'examen qui devait avoir lieu dans quatre mois.