La splendeur du soleil pâlit de jour en jour;

Sur l'arbre dépouillé que le frimas enlace,

L'oiseau ne redit plus sa romance d'amour.

La nature a souillé la robe éblouissante

Qui parait les coteaux de ses replis soyeux;

Les fleurs ont disparu; l'abeille vigilante

Ne dore plus nos bois de son miel savoureux.

Les torrents écumeux, grandis par les orages,

Font retentir les airs de lugubres sanglots;

Et, bondissant soudain par dessus les rivages,