«Aux armes! j'aperçois les cohortes nombreuses;

Vainquons! car la défaite est le plus grand des maux!»

Les soldats, oubliant le vin et la gamelle

Obéissent de suite à l'ordre de Ducrot,

Qui suit leurs mouvements de sa vive prunelle

En allant et venant sur son coursier au trot.

Les Prussiens, l'air railleur, vers les Français s'avancent,

Mais ceux-ci sont déjà prêts à les recevoir,

Les soldats de Ducrot à leurs ennemis lancent

Un regard dont l'éclair paraît les émouvoir.