Elle prend son essor, vers de plus chauds climats.
Poussant son vol altier à travers les empires,
Les fleuves, les déserts, les pics vertigineux,
Elle berce en volant, sur l'aile des zéphires
Ses suaves accords qui montent vers les cieux.
Mais vienne le printemps avec ses nids de mousse,
Son radieux soleil, ses bosquets enchantés,
On la voit aussitôt, comme une amante douce,
Joyeuse, revenir aux lieux qu'elle a quittés.
Puissé-je encor longtemps, ô gentille hirondelle,