--Bonjour, mes amis! dit le Père Schultz, en rejoignant Paul Aubry et sa soeur que se promenaient dans le jardin.
--Oh! bonjour, révérend Père! s'exclamèrent ensemble les promeneurs. Comment vous portez-vous?
--Mais à merveille, mes amis! comme à l'âge de cinquante ans!
--Tant mieux! fit madame DeBoismorel; nous vous avions cru malade, mais on nous a appris que vous étiez absent de Munich.
--Oui, j'ai fait un petit voyage dont je suis très satisfait.
Et la bonne figure du Père exprimait en effet le plus vif contentement.
Pendant qu'il s'entretenaient familièrement, le facteur vint remettre à Paul Aubry deux larges plis, l'un à son adresse, et l'autre à l'adresse de sa soeur.
Deux lettres à la fois constituaient un événement pour eux qui n'entretenaient plus de correspondance. Aussi est-ce en tremblant qu'ils reçurent les lettres.
Le père Schultz, voyant leur émotion, s'excusa de ne pouvoir rester plus longtemps en leur aimable compagnie, et il s'éloigna en souriant d'une façon mystérieuse.
Les lettres étaient de la même écriture et portaient le timbre de Paris.