[56]: Pour de telles donations, les empereurs préféroient d'ordinaire les gentils ou nationaux aux Romains, les jugeant plus propres à garder des frontières qui étoient en même temps leur propre pays, et où ils avoient leur famille, leurs propriétés, tous leurs intérêts. De là l'origine du mot gentilhomme. (Voyez le Cod. Theod., liv. 7, tit. 15.)
[57]: Lib. 18, et ib. 19.
[58]: On les appeloit aussi prétentures, parce qu'elles formoient une chaîne, derrière laquelle les provinces étoient en sûreté.
[59]: Amm. Marcell., lib. 16.
[60]: Amm. Marcell., lib. 29.
[61]: Cod. Theod., lib. 7, tit. 22, leg. 8.
[62]: Amm. Marcell., lib. 20.
[63]: C'est ce qu'on appeloit terres létiques. On nommoit Leti les barbares qui les avoient obtenues, et ils formoient dans l'empire des corps particuliers qui devinrent une partie considérable de la milice romaine. (Cod. Theod., lib. 13, tit. 4, leg. 9.)
[64]: Procop., De bell. goth., lib. 1.
[65]: Il n'étoit pas rare de voir des barbares à la fois rois de leur nation et officiers de l'empire (Amm. Marc., lib. 26, 29, 31); et, loin de se croire avilis par l'exercice de ces dignités romaines, ces chefs de peuplades n'ambitionnoient rien tant que de s'en voir revêtus. Pour les obtenir, ils prêtoient serment aux empereurs; mais autant qu'il leur étoit possible, ils ne se faisoient point ses clients; ils ne se dévouoient point. (Ibid., lib. 17.) Ils auroient regardé ce dévouement comme une espèce de dégradation. Il est probable qu'ils se servirent à l'égard des Romains de la même formule, dont usoient chez eux les hommes libres, lorsqu'ils s'engageoient au service d'un de leurs chefs, d'où résultoit un engagement qui, sous le moindre prétexte, pouvoit être rompu.