[384]: Reg. Cap. 3, p. 206 et 246. Dès 1459 il y avoit dans cette rue une maison appelée l'hôtel de la marchandise du poisson de mer. Cette maison, destinée pour y faire dessaler le poisson, fut transportée depuis dans la rue de la Cossonnerie.

[385]: L'abbé Lebeuf, dans ses notes sur le dit des rues de Paris par Guillot, avance, et d'autres ont répété d'après lui, que cette rue s'appeloit, en 1253, rue de la Savaterie; en 1300, au Comte d'Artois, de Bourgogne, Nicolas Arode, et de la porte à la Comtesse au quinzième siècle. On ne trouve aucun acte où cette rue soit appelée de la Savaterie, non plus que de Bourgogne; à l'égard de la rue Nicolas Arode, l'abbé Lebeuf, qui croit la reconnoître dans la rue Comtesse-d'Artois, avoit oublié qu'il en avoit indiqué une de ce nom dans le quartier Saint-Martin-des-Champs; d'où l'on pourroit supposer, ou qu'il y en avoit deux du même nom, ce qu'on ne trouve nulle part, ou que cette rue portoit ce nom avant qu'on lui eût donné celui de Comtesse d'Artois, ce qui ne peut se concilier avec l'énoncé du rôle de 1313. Voici ce qu'il porte: «La première Queullette de la paroisse de Saint-Huystace se commence de la porte feu Nicolas Arode jusqu'à la pointe Saint-Huystace, d'illec jusqu'à la porte de Montmartre...... La troisième Queullette, de la porte au comte d'Artois jusqu'au coin devant le Pilori.» D'où il est facile de concevoir que la rue Nicolas Arode devoit être celle que nous nommons rue de la Pointe-Saint-Eustache, et non la rue de la Comtesse-d'Artois, laquelle commençoit où l'autre finissoit.

[386]: Ce n'est que par syncope que ceux qui font et vendent des souliers sont nommés cordonniers, car originairement on les appeloit cordouanniers, parce que le premier cuir dont les François se servirent pour leurs souliers venoit de Cordoue, et en conséquence étoit appelé du Cordouan.

[387]: T. I, p. 128.

[388]: Lebeuf, t. II, p. 586.

[389]: On la nomme maintenant place de la pointe Saint-Eustache.

[390]: T. I, p. 134.

[391]: La petite rue de la Friperie est indiquée sur quelques plans sous le nom de la Chausseterie. On donnoit anciennement ce nom à la rue Saint-Honoré, depuis les piliers des halles jusqu'à la rue des Prouvaires.

[392]: Sauval, t. I, p. 137.

[393]: Il y avoit encore, à la fin du siècle dernier, une petite rue qui formoit une partie circulaire, laquelle sortoit de la rue Jean-de-Beausse et y rentroit. Cette rue, qu'on nommoit du Petit-Saint-Martin, s'appeloit, au quinzième siècle, suivant Jaillot, ruelle ou rue du Four-Saint-Martin. Cette opinion est fondée sur des actes qui prouvent que, dès 1119, le prieuré de Saint-Martin-des-Champs jouissoit d'un four aux halles. Ce four, dont il est fait mention dans une bulle de Calixte II, est désigné dans tous les titres de cette abbaye sous le nom de fief de la Rapée (au marché aux Poirées), in vico qui dicitur Judæorum. Or, cette rue des Juifs, le même auteur la croit remplacée par la grande rue de la Friperie, qui aboutissoit à celle du Petit-Saint-Martin. Il ne reste plus aucun vestige de cette dernière, dont l'emplacement est entièrement couvert par des maisons. On a également fermé un cul-de-sac ou passage qui donnoit dans cette rue, et qui existoit encore avant la révolution. On l'avoit alors partagé en deux parties qui formoient des cours, et on l'appeloit rue Grosnière. Ce nom, dont nous ignorons l'origine, a beaucoup varié, et l'on trouve ce même passage sous ceux de l'Engronnerie, l'Angrognerie, de la Grongnerie. On l'a aussi nommé petite rue Saint-Martin.