[432]: Elles furent dès lors connues sous le nom de Filles-Dieu, sans qu'on sache pour quelle raison et par qui elles furent autorisées à s'appeler ainsi. Cependant Sauval dit qu'elles ne prirent le nom de Filles-Dieu qu'en 1232, et que jusque là on les appela Filles nouvellement converties.
[433]: Dubreul, p. 885.
[434]: Le titre de cette fondation ne se trouve pas; mais le nombre des religieuses et le revenu qui leur fut affecté sont connus par les lettres du roi Jean du mois de novembre 1350, rapportées tout au long dans l'Histoire de Paris de dom Félibien et Lobineau, t. III, p. 116 et suiv.
[435]: Voyez t. I, p. 37, 1re partie, et dans ce vol. p. 32.
[436]: On n'a aucun renseignement précis sur la règle que suivoient ces religieuses, ni sur la couleur et la forme de leur vêtement; mais il paroît qu'elles étoient particulièrement soumises à l'évêque de Paris, qui nommoit, pour gouverner le spirituel et le temporel de ce monastère, un prêtre sous le titre de maître-proviseur et gouverneur de la maison des Filles-Dieu.
[437]: Personne n'ignore que toute l'autorité, dans l'ordre de Fontevrault, résidoit dans l'abbesse, dont les religieux mêmes dépendoient immédiatement.
[438]: On les avoit tirées du monastère de la Magdeleine, près d'Orléans, et de celui de Fontaine, près de Meaux.
[439]: Les nombreux historiens de Paris, dont aucun ne s'est montré difficile sur le mérite des ouvrages de l'art, conviennent tous cependant que le dessin de cette figure étoit très-mauvais; mais on ne peut s'empêcher de trouver quelque chose de risible dans l'emphase avec laquelle ils parlent de la corde qui l'attachoit à la colonne. «L'exécution en étoit si vraie, disent-ils, que les cordiers eux-mêmes y étoient trompés.» On sait aujourd'hui apprécier à leur juste valeur les prestiges d'une imitation aussi puérile, prestiges tellement faciles à produire dans ces minces accessoires, que les grands artistes les négligent presque toujours, et que ces minuties font ordinairement tout le mérite de ceux qui n'en ont aucun.
[440]: Les bâtiments des Filles-Dieu ont été en partie détruits; et sur l'emplacement qu'occupoient ces constructions a été percée une rue qui établit une communication nouvelle entre la rue Bourbon-Villeneuve et celle de Saint-Denis. La portion conservée a changé de forme: c'est maintenant un passage garni de boutiques, que l'on nomme Foire du Caire. (Voyez l'article [Monuments nouveaux].)
[441]: Ces bâtiments existent encore, et sont occupés par des marchands et des particuliers.