La collection léguée au roi, en 1712, par M. de Gaignières, vint encore augmenter la richesse de ce cabinet de plus de 30,000 portraits rangés par pays et par états, et pris dans toutes les conditions, depuis le sceptre jusqu'à la houlette.
Louis XV l'enrichit aussi par les acquisitions qu'il fit des collections[142] de M. de Beringhem, de M. l'Allemand de Betz, de M. de Fontette, de M. Begon, et enfin d'une partie du cabinet de M. Mariette.
Enfin ce précieux cabinet, augmenté considérablement depuis par les acquisitions successives faites dans le siècle dernier, contenoit en 1789 environ 5,000 volumes, lesquels sont divisés en douze classes.
La première comprend les sculpteurs, architectes, ingénieurs et graveurs, depuis l'origine de la gravure jusqu'à nos jours; cette classe est distribuée par école, et chaque école par œuvres de maîtres; les estampes gravées en bois et en clair-obscur, distinguées sous les noms de vieux-maîtres et de grands-maîtres, se trouvent aussi dans cette première classe.
La seconde est composée des livres d'estampes de piété, de morale, d'emblèmes et de devises sacrées.
La troisième renferme tout ce qui concerne la fable et les antiquités grecques et romaines.
Dans la quatrième sont les médailles, monnoies, généalogie, chronologie et blason.
La cinquième contient les fêtes publiques, cavalcades, tournois, etc.
La sixième est destinée à la géométrie, aux machines, aux mathématiques, à tout ce qui concerne la tactique, les arts et métiers.
On trouve dans la septième les estampes relatives aux romans, facéties, bouffonneries, etc.