Cet hôtel étoit situé sur le terrain qu'occupe aujourd'hui l'église des Filles-de-Sainte-Marie. Sauval l'a confondu avec l'hôtel de Boisi, ci-devant du Petit-Musc[704].

Hôtel de la Reine (entre la rue du Petit-Musc et celle de Beautreillis).

Cet hôtel, connu dans le principe sous le nom de la Pissote, prit ensuite les noms d'hôtel de la Reine et de Beautreillis. Louis XI le donna, en 1463, à Charles de Melun, bailli de Sens, et son lieutenant à Paris. Il devoit passer à sa postérité; mais cette clause n'eut pas son exécution: car on trouve qu'en 1490 Charles VIII en fit présent à Antoine de Chabannes, grand-maître-d'hôtel de France; Louis XII en confirma depuis la propriété à son fils[705].

Hôtel des comtes d'Angoulême (rue de l'Égout-Sainte-Catherine).

On n'a aucun détail sur cet hôtel; tout ce qu'on en sait, c'est qu'il étoit situé dans cette rue, et que François Ier, étant parvenu à la couronne, le joignit au palais des Tournelles. Charles IX en ordonna la démolition et la vente en 1565.

Hôtel du duc d'Orléans.

On ne sait également de cet hôtel rien autre chose que sa situation, laquelle étoit très-proche de l'enceinte de la ville, et sur un terrain qui depuis a fait partie des jardins de l'Arsenal.

Maison de plaisance de Henri II (rue de la Roquette).

Jaillot dit avoir lu dans un mémoire imprimé que Henri II et Henri IV avoient leur maison de plaisance à la Grande-Roquette, au lieu même où étoient les Hospitalières. Nos historiens n'en font pas mention; mais il est certain que Henri II y a demeuré, car nous avons des lettres de ce prince du 29 août 1568, données à la Roquette[706], pour informer «des pilleries, voleries et autres torts faits à ceux de la religion prétendue réformée.»

Château de Reuilli (rue du bas de Reuilli).