[220]: Le censier de Saint-Éloi de 1367 énonce dans la rue des Arsis une maison qui fait le coin d'une ruelle qui va vers Saint-Jacques devers la Planche-Mibrai. Cette ruelle s'appeloit, en 1304, ruelle Richard-Arrode. Elle a été depuis comprise dans l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie.

[221]: Past. A., p. 639 et 772.

[222]: Cart. S. Mauri., 1263.

[223]: Sauval, t. I, p. 127.

[224]: Jaillot pense que ce nom n'étoit donné qu'à la partie de cette rue qui va du petit carrefour à la rue Planche-Mibrai.

[225]: L'auteur des Tablettes Parisiennes dit qu'on nommoit ce carrefour Guigne-Oreille, parce qu'on y coupoit les oreilles au pilori, qui y étoit du temps de Raoul de Presle. Jaillot pense que cette étymologie ne mérite pas une grande confiance. «Il est vrai, dit-il, qu'on coupoit les oreilles dans les carrefours, aux halles et aux places publiques, et celui-ci pouvoit être un lieu patibulaire de la justice de Saint-Éloi ou Saint-Maur; mais je ne vois pas que dans notre ancien langage, ni dans le nouveau, le mot guigner ait jamais signifié couper

[226]: Sauval a prétendu que les seigneurs de Craon avoient dans cette rue un hôtel dont elle avoit pris d'abord le nom; que Pierre de Craon ayant caché dans cet hôtel quelques gens apostés pour assassiner le connétable de Clisson, l'on donna à la rue le nom des Mauvais-Garçons, que l'hôtel fut rasé, et la place donnée aux marguilliers de Saint-Jean pour être convertie en cimetière. Non-seulement les historiens modernes ont adopté ce récit peu exact; il y en a même qui ont fait de nouvelles fautes en disant que ce cimetière avoit été depuis converti en marché. Nous avons déjà prouvé, en parlant du cimetière Saint-Jean, que cette opinion est contraire aux titres, que l'hôtel de Craon n'étoit point dans cette rue, et qu'on a confondu l'ancien cimetière avec le nouveau.

[227]: Reg. du parlem. 1320.

[228]: Sauval, t. I, p. 345.

[229]: Ibid., p. 367.