[230]: Le Monceau-Saint-Gervais, Moncellum, étoit connu sous ce nom avant le règne de Louis-le-Jeune; il en est fait mention dans une charte de ce prince de l'an 1141. (Hist. de Par., t. 1, p. 95.) On voit, par le petit cartulaire de l'évêché de Paris (Fol. 35, verso, Cart. 55.), que le Monceau de Saint-Gervais était un fief de cet évêché; que Pierre de Nemours le transmit par un échange, en 1216, à Gautier, fils de Jean-le-Chambrier; et que celui-ci le céda ensuite au roi, ainsi qu'il est constaté par la charte de Philippe-Auguste, de 1222. (Rec. des hist. de Fr., t. 6, 2e part., not. 122.) Ce fief étoit qualifié de prévôté: car on voit, dans le trésor des chartes, qu'au mois de juin 1245 saint Louis acquit de Gui et d'Isabelle sa femme, 100 sous sur la prévôté du Monceau-Saint-Gervais.

[231]: Sauval et l'auteur des Tablettes Parisiennes ont avancé qu'en 1410 cette rue s'appeloit la rue aux Bretons: ils se sont trompés et l'ont confondue avec une ruelle nommée aux Bretons, qui avoit d'un bout une issue dans une maison de la rue Grenier-sur-l'Eau, et de l'autre dans la rue de la Mortellerie. Dreux Budé, secrétaire du roi et audiencier en la chancellerie, avoit, en 1449, sa maison rue des Barres; elle aboutissoit par-derrière sur la ruelle aux Bretons, et il obtint la permission de renfermer dans son enclos la partie de cette ruelle qui régnoit le long de sa maison. Sauval en convint lui-même en rapportant le compte qui en fait mention. (T. 3, p. 34.)

[232]: F. 233 et seg.

[233]: T. 1, p. 144.

[234]: Past. A., p. 759 et 777.

[235]: Sauval, t. III, p. 494.

[236]: Ibid., t. I, p. 146.

[237]: Ordin. de Par., 1518, f. 352.

[238]: Sauval, t. III, p. 371 et 552.—Compte des Annivers. de N. D., 1482.

[239]: Sauval, t. I, p. 149.