[211]: Le duc de Guise.

[212]: On sait que ce seigneur, l'un des hommes les plus follement orgueilleux qui aient jamais existé; convaincu de sa trahison après avoir opiniâtrement refusé de l'avouer au roi qui lui en offroit en même temps le pardon, fut condamné à avoir la tête tranchée, et subit son supplice dans une des cours de la Bastille le 31 juillet 1602.

[213]: Lecture faite dans l'assemblée du brevet qui leur permettoit de s'assembler, ils déclarèrent que «c'étoit sans s'y lier et s'astreindre, et sans préjudicier en aucune façon à la liberté de leurs églises, de se pouvoir assembler sans telles et semblables lettres.» (Procès-verbal de l'assemblée de Saumur tenue en 1597, tom. 1.)

[214]: Il fut résolu, dans cette même assemblée «qu'on arrêteroit les deniers du roi dans les mains des receveurs; et que là où il n'y auroit ni élection ni recette, on établiroit des péages et des impositions sur les rivières, ou ailleurs.» (Ibid. et procès-verbal de l'assemblée de Loudun. Année 1596, tom. 1.)

[215]: Quelques efforts qu'il pût faire auprès d'eux, lors de la prise d'Amiens, il n'en put rien obtenir; ils demeurèrent inébranlables dans toutes leurs demandes. «Les ayant obtenues, disoient-ils, nous protestons de nous contenter, comme aussi nous protestons de ne jamais consentir d'en être privés.» (Lettres du 19 mars. MM. SS. t. 4.) Dans une autre circonstance ils osèrent lui déclarer «que s'il pouvoit être induit et conduit à des résolutions contraires à leurs prétentions, ils seroient obligés d'avoir recours à une nécessaire défense; qu'ils espèrent que Sa Majesté, ayant le tout bien considéré, saura bien prendre le chemin qu'il conviendra pour ne tomber en ces inconvénients.» (Lettre du 12 mars 1597. Procès-verbal de l'assemblée de Chatell. t. 2.)

[216]: «Madame de Rohan n'avoit pas trouvé au-dessus de sa dignité, dit Sully, de briguer auprès des particuliers pour y faire agréer, à la pluralité des voix, qu'on prît les armes et qu'on forçât le roi à recevoir les conditions qu'on prétendoit lui prescrire. D'Aubigné osa soutenir dans les assemblées qu'on ne devoit plus prendre confiance en ce prince, que la nécessité forçoit seule à avoir recours à eux et à les ménager... qu'il ne restoit donc plus qu'à profiter de l'embarras pendant un siége pénible (le siége d'Amiens), de la disette d'argent où il étoit, du besoin qu'il avoit d'eux... pour obtenir par la force ce que Henri IV refuseroit ensuite de leur accorder.» (Mém. de Sully.) Ainsi fut obtenu l'Édit de Nantes.

[217]: Ils devoient, en vertu de cet édit, remettre au bout de huit ans leurs places de sûreté au roi: ce terme écoulé, ils refusèrent de les rendre. Même refus de restituer aux catholiques les églises qu'ils avoient usurpées sur eux; il fallut que l'autorité suprême s'en mêlât; des dispositions formelles de cet édit leur défendoient de s'assembler à l'insu de la cour; ils ne cessèrent pas un seul instant de tenir des assemblées secrètes, etc., etc.

[218]: La manière dont il sut comprendre ce qu'étoient les jésuites, l'excellence de leurs institutions et le bien que la France en pouvoit retirer, suffiroit seule pour prouver qu'il avoit sur le gouvernement d'une société chrétienne des idées fort au-dessus de la plupart de ses ministres et de tous ceux qui se mêloient de le conseiller. (Voy., t. 1, p. 247, 248.)

[219]: On peut lui reprocher encore d'avoir détruit tout l'effet de ses mesures prohibitives à l'égard des duels, les encourageant par ses discours en même temps qu'il les défendoit par ses ordonnances. Aussi ce désordre continua-t-il d'être grand sous son règne, et il y contribua autant qu'il étoit en lui.

[220]: Deux jacobins de Flandre avoient résolu de l'assassiner lorsqu'il n'avoit pas encore reçu l'absolution du pape, et vinrent plusieurs fois en France pour exécuter ce qu'ils avoient projeté, sans en avoir pu trouver l'occasion. Tous les deux furent punis du dernier supplice. Le même crime fut encore médité par un frère lai sorti des capucins de Milan. Il fut arrêté sur l'avis qu'on en reçut, et également puni de mort.