[463]: On trouve dans les titres du seizième siècle qu'il y avoit dans cette rue plusieurs maisons qui aboutissoient à celle de la Planchette. Cette dernière rue n'existe plus, et il paroît difficile de fixer sa véritable position.

[464]: Une tradition populaire, et rejetée par les bons critiques, prétendoit qu'elle la devoit au cimetière qu'on y a placé, attendu que les personnes mortes sont muettes. Il est certain qu'elle étoit ainsi appelée avant l'existence du cimetière qui est appelé Clamart, parce qu'il étoit situé vis-à-vis l'hôtel de ce nom. Cette rue a pris le nom de celle de Fer-à-Moulin.

[465]: Fol. 29.

[466]: On trouve sur le plan de Gomboust une rue parallèle à celle-ci, sous le nom de rue des Petits-Champs. Il paroît que c'étoit un chemin que le public s'étoit frayé sur les ruines des jardins de la maison du Patriarche. Il n'a pas subsisté long-temps.

[467]: Cette rue a pris le nom de la rue Gratieuse.

[468]: Un petit ruisseau qui passoit le long de l'hôpital, et se jetoit dans la Bièvre, traversoit cette rue sous un petit pont nommé, dès 1380, le poncel de la Saussoie. Celui qu'on avoit pratiqué sur le grand chemin s'appeloit dans le même temps le pont aux Marchands-sur-Seine. Il y en avoit encore un au-dessous de l'endroit où l'on avoit creusé le canal dont nous avons déjà parlé, pour donner de l'eau à Saint-Victor. Ce dernier se nommoit le pont Didier.

[469]: Il est vrai qu'il y a encore dans la rue Traversine un cul-de-sac sans nom, qui, par sa situation en face de la rue du Bon-Puits semble annoncer que cette rue se prolongeoit anciennement, et qu'elle a été fermée; toutefois il faut dire que ce cul-de-sac existoit long-temps auparavant, et qu'il en est fait mention dès 1540.

[470]: On voit sur plusieurs plans qu'au coin de cette rue, à droite en entrant par la rue Moufetard, il y avoit une chapelle sous le nom de Sainte-Apolline. On ignore par qui et quand elle avoit été bâtie, ni en quel temps on l'a détruite.

[471]: Cette rue se nomme maintenant rue de Pontoise.

[472]: Il y avoit autrefois dans cette rue deux culs-de-sacs; le premier, qui existe encore, se nomme cul-de-sac du Jardin du Roi, et avoit eu autrefois le nom de petite rue du Jardin-Royal, et de rue du Cochon. L'autre, qui est maintenant fermé, et dont la situation est plus rapprochée de l'ancien cours de la rivière de Bièvre, est désigné dans les titres sous les noms du Tondeur, des Tondeurs et de Jean de Cambray, parce que la maison de ce particulier y étoit située.