L'extrémité orientale de ce quartier comprend cinq barrières, savoir:
- La barrière de la Gare[429].
- La barrière de Fontainebleau.
- La barrière de Gentilly[430].
- La barrière d'Ivry.
- La barrière de Croulebarbe[431].
RUES ET PLACES DU QUARTIER DE LA PLACE MAUBERT.
Rue ou place du Champ d'Albiac. Elle aboutit d'un côté à la rue du Noir, de l'autre à celle de l'Épée-de-Bois. Son nom est dû au sieur d'Albiac, conseiller à l'élection, lequel avoit acquis en cet endroit un terrain assez considérable. Ce terrain occupoit la plus grande partie de celui qui est compris aujourd'hui entre les rues du Battoir, d'Orléans, Gratieuse et Coupeaux. Il est indiqué dans le troisième plan du commissaire Delamare comme le second clos du Chardonnet[432]; et l'on trouve qu'en 1554 la rue dont nous parlons étoit déjà habitée.
Rue du Champ de l'Allouette. Elle aboutit d'un côté à la rue de Lourcine, de l'autre à la rivière de Bièvre et au moulin de Croulebarbe. Elle doit son nom à un champ très-vaste sur lequel elle fut ouverte. Il paroît qu'on l'appela d'abord rue Saint-Louis.
Rue des Filles-Angloises. Elle traverse de la rue de Lourcine dans celle de la Barrière. Son nom lui vient du monastère le long duquel elle régnoit.
Rue d'Arras. Elle aboutit d'un côté à la rue Saint-Victor, de l'autre à la rue Clopin. On l'appeloit anciennement rue des Murs, vicus Murorum, parce qu'elle régnoit le long des murs de l'enceinte de Philippe-Auguste. Au commencement du seizième siècle, elle changea ce nom en celui de Champ-Gaillard, qui étoit celui d'un terrain[433] auquel elle aboutissoit; enfin elle a pris sa dernière dénomination du collége qu'elle avoisinoit.
Rue du Banquier. Elle conduit de la rue Moufetard à celle du Gros-Caillou, vis-à-vis la tour ou moulin de la Barre. Au milieu du dix-septième siècle, ce n'étoit qu'un chemin qui conduisoit à celui de Villejuif; mais dès 1676 il portoit le nom de rue du Banquier. On ignore du reste les causes qui le lui ont fait donner.
Rue de la Barre. Elle traverse de la rue du Fer-à-Moulin dans celle des Francs-Bourgeois: son nom est dû à une barrière placée à l'endroit où étoit autrefois une des portes du bourg et du cloître Saint-Marcel, au bout de la rue des Francs-Bourgeois. Elle le portoit en 1540, et Dheulland l'a marqué sur son plan. Depuis on l'a quelquefois appelée rue de Scipion, à cause de l'hôtel que Scipion Sardini avoit fait bâtir dans cette rue, et dont l'hôpital général a fait depuis l'acquisition.
Rue de la Barrière. Elle aboutit d'un côté au Champ de l'Allouette, de l'autre au chemin de Gentilly. Une barrière qu'on y avoit placée lui avoit fait donner ce nom, qu'elle portoit dès 1536. On la nommoit auparavant rue Payen, à cause d'une maison et d'un grand clos appartenant à un particulier qui portoit ce nom. Ce clos existoit encore vers la fin du siècle dernier[434].