Fontaine d'Alexandre ou de la Brosse.
Cette fontaine, qui a reçu son nom d'une tour dont nous ne tarderons point à parler[428], est placée à l'angle que forment les anciens murs de clôture de l'abbaye Saint-Victor avec la rue de Seine, et donne de l'eau de l'aqueduc d'Arcueil. Sa composition présente une urne soutenue par des dauphins et posée sur un piédestal, au milieu duquel est un masque de bronze. Deux sirènes, depuis long-temps mutilées, accompagnent cette urne que surmontoient, avant la révolution, les armes de la ville. Celles du roi étoient placées dans le fronton brisé qui lui sert de couronnement.
On lisoit sur l'attique les deux vers suivants, composés par Santeuil, et dans lesquels il faisoit une allusion assez ingénieuse à la bibliothèque de l'abbaye Saint-Victor.
Quæ sacros doctrinæ aperit domus intima fontes,
Civibus exterior dividit urbis aquas.
Fontaine de la rue des Fossés-Saint-Bernard.
Cette fontaine, placée à l'entrée de la rue dont elle porte le nom, fournit également de l'eau d'Arcueil.
Fontaine des Carmes de la place Maubert.
Cette fontaine, construite d'abord près du couvent de ces religieux, fut détruite en 1674, et rebâtie ensuite au milieu de la place Maubert. Les deux vers latins qui lui servoient d'inscription étoient aussi de Santeuil.
Qui tot venales populo locus exhibet escus
Hic præbet faciles, ne sitis urat, aquas.