Et réparations faites aux anciens monuments depuis 1789.
Église Saint-Séverin. Cette église est décorée de deux nouveaux tableaux qui lui ont été donnés par la ville en 1819. L'un représente la mort d'Ananie et Saphire; l'autre, saint Pierre guérissant un boiteux. Ces deux tableaux sont de feu Pallière, et font honneur à son pinceau.
Le Marché à la Volaille. Ce marché, bâti en 1810 par M. Happe, sur l'emplacement qu'occupoient auparavant l'église et le couvent des Grands-Augustins, présente, entre quatre murs percés d'arcades, trois nefs parallèles, dont celle du milieu est plus large et plus élevée que les deux autres. L'aspect de ce monument a de la grandeur, et les dispositions intérieures sont aussi commodes qu'il étoit possible de le désirer.
Fontaine de l'École de Chirurgie. Cette fontaine, située en face de l'école de chirurgie, doit former le centre d'un ensemble de constructions destinées à circonscrire et à décorer la place que la démolition de l'église des Cordeliers a ouverte devant ce monument.
Elle se compose de quatre colonnes d'ordre dorique, de proportion très-élégante, qui supportent un entablement mutulaire, dont la composition, bien qu'elle soit peu correcte, a de la grâce et de la légèreté. Au-dessus s'élève un attique orné d'une grande table renfoncée sur laquelle doit être gravée une inscription. Entre les colonnes on aperçoit une vaste niche cintrée, du sommet de laquelle s'échappe et tombe en cascade un volume d'eau considérable: il remplit un bassin demi-circulaire, et se divise ensuite d'une manière commode pour l'usage au moyen d'un mécanisme ingénieux.
Les constructions latérales déjà commencées, et propres à former des habitations particulières, rappellent les proportions de masses et les principales lignes de la façade de l'école. L'auteur de ce bel édifice, chargé d'en coordonner les accessoires, avoit conçu à cet effet un plan très-heureux: il est à souhaiter que ce plan soit suivi, et que ce qu'il avoit commencé soit achevé.
Collége Saint-Louis. Il est établi dans les anciens bâtiments du collége de Harcour, auxquels on a fait des augmentations considérables.
Les Thermes. La maison de la rue de la Harpe qui masquoit cette ruine antique a été démolie; on l'a couverte d'un toit, et encadrée dans des constructions qui l'entourent de toutes parts et la mettent désormais à l'abri des injures du temps et des dégradations nouvelles qu'elle auroit pu éprouver. L'emplacement qu'occupoit la maison formera au-devant une espèce de cour. Ces travaux, interrompus depuis quelque temps, ne sont point encore achevés.
La Sorbonne. Ce vaste édifice, rendu à l'université, est devenu le chef-lieu de l'académie de Paris. On achève en ce moment d'en réparer l'église, dans laquelle le tombeau du cardinal de Richelieu sera remis à la place qu'il occupoit avant la révolution. Cette église sera sans doute consacrée aux solennités religieuses de cette compagnie.