[580]: Ce monument n'est point aux Petits-Augustins.

[581]: Cette statue a été détruite.

[582]: Ce buste, exécuté par Anguier, n'est pas dépourvu de mérite. (Déposé aux Petits-Augustins.)

[583]: Ces bustes, qui sont tous de la plus mauvaise exécution, se voient dans le même Musée. Le squelette et l'épitaphe n'existent plus.

[584]: Ce buste est également déposé aux Petits-Augustins, ainsi qu'un médaillon ovale représentant le père et la mère de ce personnage.

[585]: En 1502 le cardinal d'Amboise avoit jugé à propos d'introduire la réforme dans plusieurs couvents dont les désordres causoient du scandale et commençoient même à donner de l'inquiétude. Les Cordeliers et les Jacobins surtout attirèrent son attention; mais ces derniers, auxquels il fit d'abord signifier l'ordre du pape, refusèrent d'obéir. Le cardinal, indigné, envoya une troupe de gens-d'armes avec ordre de chasser du couvent tous les Jacobins réfractaires. Ceux-ci se barricadèrent, et, soutenus de quelques écoliers, se défendirent assez long-temps. Forcés néanmoins de céder dans cette première attaque, ils osèrent revenir avec un renfort de douze cents écoliers, qui les remit en possession de leur couvent, d'où on ne put les chasser qu'en formant un nouveau siége. Les Jacobins de la réforme de Hollande vinrent les remplacer.

L'aventure des Cordeliers a un caractère encore plus singulier: ils refusoient également la réforme que des Cordeliers observantins, placés dans leur maison, vouloient leur donner, lorsque le cardinal jugea à propos de leur envoyer deux évêques qui avoient déjà été chargés de la réforme des Jacobins. Avertis de leur visite, ces religieux exposent le saint Sacrement sur l'autel, et commencent à chanter des psaumes, des hymnes, des cantiques, fatiguent les deux prélats, qui d'abord n'osent les interrompre, redoublent leurs chants lorsque ceux-ci veulent leur imposer silence, et les forcent enfin à sortir de leur église. Les réformateurs revinrent le lendemain, accompagnés du prévôt de Paris, de plusieurs autres magistrats et de cent archers, avec ordre de chasser les Cordeliers, s'ils faisoient la moindre résistance. On les trouva, comme la veille, rassemblés dans leur église, où ils essayèrent encore de recommencer leurs chants scandaleux; mais on les fit taire, et la réforme se fit. Ils obtinrent seulement qu'elle ne fût point faite par les Cordeliers observantins, mais par dix-huit Cordeliers pris dans divers couvents. Dans le siècle suivant, où ils eurent encore besoin d'être rappelés à l'observation de leur règle, on tenta vainement de faire entrer chez eux des Récollets. Ils s'y refusèrent obstinément, et les obligèrent à se retirer en se réformant eux-mêmes.

[586]: Cart. Sorb. ad. ann. 1274.

[587]: Crévier, t. I, p. 495.

[588]: T. VI, p. 321.