[589]: L'inscription rapportée par la plupart des historiens de Paris indique seulement que c'est sous son règne que la Sorbonne fut fondée: Ludovicus, rex Francorum, SUB QUO fundata fuit domus Sorbonæ.
[590]: Cette rue n'est pas nommée dans les actes, mais elle paroît être celle que l'on nomme aujourd'hui rue de Sorbonne. Saint Louis permit à Robert de la faire fermer à ses extrémités, ce qui lui fit donner le nom de rue des Deux-Portes, comme nous le dirons ci-après.
[591]: La maison de Sorbonne se compose de trois grands corps de logis, flanqués dans leurs encoignures par quatre gros pavillons, le tout environnant une cour qui a la forme d'un carré long. Trente-sept professeurs avoient le droit d'y être logés.
[592]: Voy. les pl. 173, 174, 175.
[593]: Tous ces monuments n'existent plus; et l'on a pu remarquer qu'à l'exception des figures qui ornoient les tombeaux, presque toutes les sculptures qui servoient à la décoration des églises ont été détruites.
[594]: Le cardinal y est représenté couché sur son tombeau, une main sur sa poitrine, l'autre étendue, les yeux levés vers le ciel. La Religion le soutient; à ses pieds une femme, que l'on croit être la figure allégorique de la Science ou de l'Histoire, se penche sur le sarcophage avec l'expression de la plus vive douleur. Derrière le groupe, deux génies soutiennent l'écusson du ministre.
Ce mausolée, que l'on regarde comme le chef-d'œuvre de Girardon, a long-temps passé pour un ouvrage accompli; et ce préjugé, dont le vulgaire est encore imbu, n'est pas même entièrement effacé dans l'esprit de certains artistes et de prétendus connoisseurs obstinément attachés aux vieilles routines. Tous les historiens de Paris n'en ont parlé qu'avec des transports d'admiration; et ce sera sans doute un grand sujet d'étonnement pour tous ceux qui ne le connoissent que par sa haute renommée, lorsque nous leur dirons que ce prétendu chef-d'œuvre est loin même d'être un bon ouvrage. On y trouve tous les défauts que nous avons reprochés à l'école du siècle de Louis XIV, défauts qui ont si rapidement amené la décadence entière de l'art sous Louis XV. Partout un goût systématique et faux y prend la place de l'imitation noble et vraie de la nature. Les draperies, jetées avec affectation, et exécutées en quelque sorte de pratique, ne présentent qu'un chiffonnage mesquin, lourd et monotone. La tête du cardinal, quoique touchée avec mollesse, n'est pas dépourvue d'expression, mais celle de la Religion est froide et sans caractère. La statue de la femme éplorée est beaucoup meilleure, et cette figure, qui offre dans sa pose une imitation frappante de la jeune fille du testament d'Eudamidas[594-A], pourroit même passer pour un morceau recommandable, si l'on n'y retrouvoit encore ces draperies lourdes et chiffonnées qui partout fatiguent et rebutent l'œil de l'amateur délicat. La mollesse de touche que l'on peut généralement reprocher à l'auteur de ce monument l'a servi assez heureusement dans l'exécution des deux enfants. Cependant ces petites figures sont loin encore d'avoir le degré de finesse et de vérité qu'exigeroit une imitation parfaite de la nature, et que l'on retrouve si éminemment dans les belles sculptures du siècle précédent[594-B].
[594-A]: Tableau célèbre du Poussin.
[594-B]: Ce monument est bien conservé, et n'a d'autre restauration que le nez de la figure du cardinal, mutilé pendant les jours révolutionnaires.
[595]: Les chaires de théologie fondées en Sorbonne, et qui existoient dans les derniers temps, étoient au nombre de sept: