Église Sainte-Geneviève. Ce monument sacré, dont les révolutionnaires avoient fait le temple de la déesse Raison et les catacombes de leurs grands hommes, vient enfin d'être rendu à sa destination primitive. Les emblèmes hideux dont ses murs étoient couverts ont été effacés; la croix brille sur le sommet de son dôme et décore son fronton.

Dans l'intérieur elle ne présente encore que des murs entièrement nus et des autels dépouillés d'ornements: espérons qu'on reconnoîtra qu'il est impossible de la laisser long-temps encore dans un tel état sans manquer à toutes les convenances. Cette église est maintenant desservie par les prêtres des missions de France.

Église Saint-Étienne-du-Mont. Cette église a été décorée de deux nouveaux tableaux: la lapidation de saint Étienne, par M. Abel Pujol, très-beau morceau, qui a commencé sa réputation; un tableau de M. Grenier, représentant un des actes de la vie de sainte Geneviève. L'un et l'autre ont été donnés par la ville à cette église, en 1819.

Le Séminaire Saint-Magloire. On a démoli l'église, augmenté les bâtiments destinés aux sourds-muets, et élargi le passage qui communique avec la rue d'Enfer, pour y pratiquer une rue nouvelle.

Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Cette église a obtenu de la munificence de la ville un nouveau tableau représentant un Christ au tombeau. Le dessin en est médiocre; mais la manière dont il est peint rappelle la grande école des peintres italiens, que son auteur paroît vouloir imiter. Ce tableau a été donné en 1819.

L'Observatoire. En avant de ce bâtiment, ont été construits deux pavillons qui servent de logement au concierge. De l'un à l'autre de ces pavillons règne une grille de fer qui sert d'entrée; et une avenue plantée d'arbres se prolonge depuis cette grille jusqu'à celle du jardin du Luxembourg.

Collége de Henri IV. Il a été placé dans les bâtiments de Sainte-Geneviève, auxquels on a ajouté de nouvelles constructions, principalement du côté de la rue Clovis.

Filles de la Présentation de Notre-Dame. Les bâtiments de cette communauté qui, depuis quelques années, ont été considérablement augmentés, sont occupés par le nouveau collége de Sainte-Barbe, aujourd'hui l'un des plus florissants de l'Université.

Marché des Carmes. Sur le terrain qu'occupoient l'église et le couvent de ces religieux, on a élevé un nouveau marché destiné à remplacer l'ancien marché de la place Maubert.

Ce monument forme un carré long, percé de grandes arcades, dont trois sont ouvertes sur chaque face, et servent d'entrée. On en compte extérieurement treize sur les grands côtés, onze sur les petits; intérieurement sept sur cinq, formant également un carré long qui sert de cour, et au milieu duquel on a élevé une fontaine. La composition en est simple: un bassin circulaire reçoit l'eau d'un socle carré sur lequel on a sculpté en creux deux navires antiques, deux cornes d'abondance, des guirlandes de fruits, des caducées. Sur l'une des faces est écrit le mot Abondance, sur l'autre le mot Commerce. Un double Hermès offrant deux têtes qui supportent un panier de fruits, couronne cette composition.