Rue des Poules. Elle aboutit à la Vieille-Estrapade et à la rue du Puits-qui-Parle. Elle fut nommée ainsi en 1605[485]; auparavant on l'appeloit rue du Châtaignier. C'étoit dans cette rue que les protestants avoient autrefois leur cimetière. Un contrat passé en 1635 l'indique sous le nom de rue du Mûrier, dite des Poules.
Rue des Prêtres. Elle traverse de la rue Bordet au carré Sainte-Geneviève. En 1248 on l'appeloit vicus Monasterii. Guillot la nomme petite ruellette Saint-Geneviève. On la trouve aussi sous le nom de rue du Moutier. Enfin on l'a nommée rue des Prêtres, et ces deux noms sont relatifs à l'église où elle conduit, et aux prêtres qui s'y sont logés.
Rue du Puits-qui-Parle. Elle aboutit d'un côté à la rue Neuve-Sainte-Geneviève, et de l'autre à celle des Postes. On lui a donné le nom qu'elle porte à cause du puits d'une maison qui fait le coin de cette rue et de celle des Poules, lequel formoit un écho. Les censiers de Sainte-Geneviève l'indiquent sous ce nom dès 1588. Rien ne prouve qu'anciennement elle ait été appelée rue des Rosiers, comme l'avancent Sauval et quelques autres[486].
Rue-du-Puits-de-la-Ville. Elle est depuis long-temps fermée à ses deux extrémités. Nous venons de dire que c'étoit la continuation de la rue de la Poterie et de celle des Vignes. Elle devoit ce nom à un regard pour les eaux qu'on y avoit pratiqué.
Rue des Rats. Cette rue donne d'un côté dans la rue Galande, de l'autre dans celle de la Bûcherie. Guillot la désigne sous le nom de rue d'Arras; et le plus ancien censier de Sainte-Geneviève, sous celui des Rats. Ainsi elle est antérieure au règne de Charles VI, sous lequel Sauval prétend qu'elle fut ouverte[487]. Son dernier nom lui vient d'une enseigne.
Rue de Reims. Elle aboutit d'un côté à la rue des Sept-Voies, de l'autre à celle des Cholets. On l'appeloit, au commencement du treizième siècle, rue au duc de Bourgogne; et on la trouve encore désignée sous le même titre dans le censier de Sainte-Geneviève de 1540.
Rue de la Santé. Elle commence au champ des Capucins, et aboutit à la barrière. On ne la connoissoit autrefois que sous le nom de chemin de Gentilli. Elle doit celui qu'elle porte aujourd'hui à l'hôpital qui y étoit situé.
Rue des Sept-Voies. Cette rue donne d'un côté dans la rue Saint-Étienne-des-Grés, et de l'autre dans celle du Mont-Saint-Hilaire; dès le douzième siècle on la nommoit ainsi: apud Septem vias[488]. On trouve en effet sept rues qui aboutissent au milieu ou aux extrémités de celle-ci. Guillot l'appelle rue de Savoie; c'est sans doute pour la rime, car on ne trouve aucun titre qui fasse mention d'un hôtel ou de quelque autre propriété des ducs de Savoie en cet endroit[489].
MONUMENTS NOUVEAUX
Et réparations faites aux anciens monuments depuis 1789.