Rue Malar. Elle est ouverte dans la rue Saint-Dominique, à peu de distance de l'église du Gros-Caillou, et vient aboutir dans la rue de l'Université.
Rue des Paillassons. Elle traverse les Marais, et aboutit à la barrière du même nom.
Rue Pérignon. Elle longe le côté nord de l'abattoir de Grenelle.
Passage du Pont-Neuf. Il été ouvert, depuis peu, rue Mazarine, en face de la rue Guénégaud, et vient aboutir dans la rue de Seine.
Place Saint-Thomas d'Aquin. Elle a été pratiquée devant l'église qui porte ce nom.
Rue Saint-Thomas d'Aquin. Elle aboutit d'un côté à cette place, de l'autre à la rue Saint-Dominique.
Rue Saint-Vincent de Paul. Elle donne d'un bout sur la place Saint-Thomas d'Aquin, de l'autre dans la rue du Bac[402].
ABATTOIRS DE PARIS.
Les opérations sanglantes des bouchers se faisoient, il y a encore peu d'années, dans l'intérieur même de Paris; et l'on appeloit tuerie l'endroit où l'on assommoit et égorgeoit le bétail, et où il étoit coupé par quartiers, avant d'être distribué au public. La police de Paris, à laquelle il faut accorder de s'être extrêmement perfectionnée, dans tout ce qui touche à l'ordre matériel et à la salubrité de cette ville immense, a pensé, avec juste raison, qu'il convenoit de rejetter, si non hors de son enceinte, du moins à ses extrémités, ces foyers d'infection, et le spectacle dégoutant de ce carnage. Des emplacements aérés ont donc été choisis sur divers points très rapprochés des barrières; et sur ces emplacements, se sont élevés, sous le nom d'abattoirs (mot nouveau inventé pour des établissements d'une espèce toute nouvelle) d'immenses boucheries, où, sous les yeux de quelques préposés, les bouchers amènent le bétail qu'ils ont acheté, l'abattent et le partagent pour la consommation journalière, mettent leurs cuirs en réserve, et fondent leurs suifs, avant de les livrer au commerce.
Ces édifices sont au nombre de cinq; et leurs dimensions, qui ne sont pas les mêmes, ont été déterminées, d'après les besoins des diverses parties de la ville auxquelles ils correspondent. Les abattoirs du Ménil-Montant et de Montmartre sont les plus considérables; après, vient celui de Grenelle; ceux de Mousseaux et de Villejuif sont d'une moindre étendue.