R. Je l'ignore: mais il prenait les qualités de propriétaire à Montpellier, et de marchand à Espalion.

D. Vous aviez déjà consulté M. Jalabert fils, avocat à Espalion. Il vous avait promis ses bons offices pour obtenir une place pour votre mère dans l'hospice de cette ville, ou dans celui de Rhodez. Lui parlâtes-vous du traité que vous veniez de faire avec Cambonne?

R. Non, monsieur.

D. Vous n'accompagnâtes pas votre mère jusqu'au moment de son départ?

R. Cela m'aurait fait mal.

D. Plusieurs témoins ont déposé, dans l'instruction, qu'il vous avait fallu des gendarmes pour la contraindre: vous-même leur avez appris cette circonstance.

R. Ils se trompent.

D. Il résulte des informations qu'on a prises qu'il n'existe, ni à Montpellier ni à Espalion, aucun individu portant le nom de Cambonne, et que votre mère n'a jamais été reçue dans la maison centrale de Montpellier?

R. J'ai été trompé.

D. Qui vous apprit la mort de votre mère?