Fig. 175.—Écriture proto-élamique.
[(agrandir)]
L'un des signes les plus intéressants à cet égard est celui qui représente l'homme (fig. 176). La silhouette est conservée, d'après des modèles plus parfaits et plus anciens, mais elle est rendue, sauf la tête, par de simples traits cunéiformes.
|
Fig. 176.—Ecriture proto-élamite: représentation de l'homme.[ (agrandir)] |
Fig. 177. Cunéiformes linéaires chaldéens (Yokha, Chaldée)][ (agrandir)] |
Fig. 178.—Cunéiformes linéaires chaldéens (Suse). [ (agrandir)] |
Mais l'usage du système proto-élamite ne devait pas avoir de lendemain. De très bonne heure nous voyons les cunéiformes linéaires chaldéens (fig. 177 et 178) s'introduire en Élam et remplacer l'écriture indigène.
Fig. 179.—Fragment de tablette découverts
à Ninive fournissant l'explication, en caractères
cunéitonnes des hiéroglyphes primitif.
[(agrandir)]
Cette écriture chaldéenne avait, elle aussi, pour origine l'hiéroglyphe (fig. 179), mais ces hiéroglyphes différaient de ceux de Suse, quand ils ont fait leur apparition en Élam, partant de bases différentes, mais suivant les mêmes principes. Il semble certain que les cunéiformes chaldéens étaient déjà beaucoup plus avancés que ceux des proto-Élamites. Les deux peuples tendaient vers des résultats analogues, et c'est l'écriture qui était la plus avancée qui prévalut. En Égypte, il ne fut tout autrement, parce que ce n'est plus l'argile qui tenait lieu de support à l'écriture, mais la pierre tendre ou dure qui abonde dans la vallée du Nil.