En Égypte (fig. 32 et Fig. 33)[119], il n'y aurait eu que deux phases, celle de la hache polie du type européen, dans laquelle le silex fait seul tous les frais de l'outillage[120], et la période énéolithique dans laquelle le travail du silex atteint son apogée. Alors se trouve en même temps l'emploi des roches dures et du métal; la poterie ornée de peintures à l'ocre rouge atteint sa plus grande perfection. Nous verrons plus loin que l'usage du métal dans la vallée du Nil et les arts semblent être venus de l'Asie.

En Élam (fig. 34) et dans la Chaldée (fig. 35 et 36), on rencontre également deux phases, celle de la hache polie du type européen[121], quoique plus plate, et l'industrie énéolithique, avec son admirable céramique peinte déjà très stylisée, ses instruments variés, ses haches-marteaux, ses pointes du type solutréen et ses armes et ustensiles métalliques très primitifs.

Fig. 36.—Instruments de silex.—Yokha (Chaldée). Coll. de l'auteur (Musée de St-Germain).
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Le Sahara et la Tunisie (fig. 37) montrent une industrie qui offre beaucoup d'analogie avec celle de l'Égypte, mais on n'y rencontre pas ces grandes lames merveilleusement ouvrées de la vallée du Nil. L'industrie de la Palestine est plus proche parente de celle de l'Égypte (fig. 38) que celle du Nord de l'Afrique.