CHOU! CHOU! cri par lequel on chasse les poules et autres volailles.
CHOULE, fête populaire qui se tient, pendant le carême, dans les communes rurales; on y vend des noix, des gâteaux, du pain d'épice, etc. Ce nom vient d'un ancien jeu auquel on se livrait le jour du mardi-gras, et qui consistait à s'emparer d'une balle, la choule, pour l'emporter à un endroit convenu (Dictionnaire du patois normand, par M. M. du Méril, au mot Soule). Le jeu de la choule, qu'on appelle aussi chole, cheole, sole, soule, etc., est encore en usage dans quelques localités de la Somme et du Pas-de-Calais. «C'est, dit M. l'abbé Corblet, une espèce de ballon rempli de son qu'on place sur la limite de deux villages, et que les habitants des deux communes poussent à coups de pied. La victoire appartient à ceux qui parviennent à le garder sur leur territoire (Glossaire du patois picard, au mot Chole).» Ce jeu était fort en vogue au XIIIe siècle et se terminait ordinairement par un banquet. Mais, comme ce banquet était assez souvent la cause de graves accidents, il fut interdit, en 1369, par Charles V. Selon les uns, le mot choule ou soule dériverait du celtique hehaul, soleil; selon les autres, il viendrait de l'islandais sull, mêlée. Comme à Valogne, on donne à ce jeu le nom de savatte, parce qu'on joue avec le pied; nous croyons, avec M. Corblet, qu'il pourrait avoir de grands rapports avec le mot latin solea, sandales, ou solum, plante du pied.
CHOULER, remuer, faire avancer. Ex.: Je ne puis choûler ce mauvais cheval.
CHOUQUE, souche, extrémité inférieure d'un arbre. B.-N.
CHOUQUET, bloc de bois sur lequel on coupe du bois, de la viande, etc.
CHU, ce. P.
CHUCRE, sucre.
CHUINTER, suinter.
CH'VA, cheval.
CIBOT, Voy. Chibot.