RATELAGE, ce qu'on ramasse dans un champ ou une prairie, à l'aide d'un rateau, quand la récolte est recueillie.
RATELLE, grand rateau qui sert à recueillir les épis échappés aux moissonneurs.
RAT-LÉROT. Voyez Rat-Baillot.
RATIER, qui fait métier de détruire les rats.
RATIRER, attirer chez soi.
RATISER, attiser.
RATON. Voy. Coraprenant. M. l'abbé Corblet cite une étymologie bizarre de ce nom, extraite d'un manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal: «L'an 893, Dodilo, évêque, alla, accompagné des religieux de Saint-Vaast, jusqu'à Beauvais où avait été transporté le corps de Saint-Vaast, seize ans auparavant, pour le ravage des Normands, et fut rapporté à Arras par l'evêque, avec affluence de peuple, lequel montra grand signe d'allégresse et de dévotion, remerciant Dieu qui leur avait rendu ce précieux trésor sain et entier. Ce fut alors que le peuple, en réjouissance, inventa une espèce de pâte composée d'œufs, de lait et de pain dont ils se regalèrent, ce que depuis lors on a continué de faire tous les ans, le jour de la fête du saint, dans ladite abbaye et dans la plus grande partie du peuple, même jusqu'aujourd'hui, ce que l'on a nommé raton, parce que le peuple, allant au-devant du saint, s'écriait: le raton? le raton? voulant dire: l'a-t-on retrouvé?»
RATOURS, détours. P.
RATTRAPER (se). Voy. Se raccrocher. H.-N.
RATRUCHE, ratissoire.