TREMPETTE DES MARIÉS. Il est encore assez d'usage, dans les campagnes, de donner une trempette aux nouveaux mariés au moment de se coucher. Cet usage a une origine religieuse, et on le trouve encore mentionné dans les rituels du XVIIe siècle (Manuale Ecclesiæ Rothomagensis, édition de 1640). Après la messe de mariage, on apportait au prêtre une coupe remplie de vin et deux petits morceaux de pain; il bénissait le tout, puis, trempant le pain dans le vin, il le distribuait aux époux. Le soir, il se rendait au domicile des mariés pour la bénédiction du lit nuptial; ensuite il bénissait encore du pain et du vin, comme le matin, et le présentait aux nouveaux mariés, au moment de se mettre au lit (Journal de Neufchâtel, année 1849, nº 50). A Beauvais, il existe encore un usage tout-à-fait analogue, connu sous le nom de mouillettes. Au repas de noce, on présente aux époux un vase de vin dans lequel le marié trempe un morceau de pain dont il prend la première bouchée et donne la seconde à sa femme. «Ils boivent ensuite dans la même coupe, dit M. Tremblay, en signe de communauté de bien et de mal» (Notice sur Beauvais; cité par M. l'abbé Corblet, Glossaire du patois picard, page 542).

TRÉSALLE. Se dit du linge que l'humidité couvre de petits points noirs ou rougeâtres. H.-N.

TRESSAUT, soubresaut.

TRESSAUTER, faire un tressaut. B.-N.

TRÉTINS, bottes de paille formées de petites tiges de blé produites par le gluage. P.

TRETOUS. Voy. Tertous. P. Maître Jehan Clopinel, qui écrivait vers la fin du XIIIe siècle, dit, en parlant des hommes primitifs:

Trestous pareils estre souloient,

Ne rien propre avoir ne vouloient.

TREU, trou. P.

TREUER, trouer. P.