[165] Poppœa Augusta, fille de T. Ollius selon Suétone et Tacite. Néron la tua d'un coup de pied qu'il lui donna dans le temps de sa grossesse. «Poppœam (dit le premier dans la Vie de Néron, § 35,) unice dilexit. Et tamen ipsam quoque, ictu calcis, occidit.» Pour Tacite, il ajoute que c'est plutôt par passion que sur un fondement raisonnable que quelques écrivains ont publié que Poppée avait été empoisonnée par Néron. «Poppœa, dit-il, mortem obiit, fortuita mariti iracundia, a quo gravida ictu calcis afflicta est. Neque enim venenum crediderim, quamvis quidam scriptores tradant odio magis quam ex fide.» Annal., l. 16, ab initio.
[166] Voyez Suétone, dans la Vie de Néron, § 34.
[167] Sil s'agit de bien faire, les tirans restent simples, inhabiles quand ils le sont; mais s'il s'agit de commettre des cruautés, le peu d'esprit qu'ils ont s'éveille.
[168] De Caligula, lequel, dit Suétone dans sa vie, § 33, «Quoties uxoris vel amiculæ collum exoscularetur, addebat: Tam bona cervix, simul ac jussero, demetur.»
[169] Suétone, dans la Vie du Domitien, § 17.
[170] Qui se nommait Marcia.—Hérodien, l. I.
[171] Le manuscrit porte Macrin (ce qui est conforme à l'histoire); cependant la plupart des imprimés disent Marin, et à ce sujet Coste et depuis tous les éditeurs qui ont suivi cette leçon ajoutent qu'il s'agit probablement de Macrin. On sait qu'Antonin Caracalla fut tué d'un coup de poignard par un centurion nommé Martial, à l'instigation de Macrin. Voyez Hérodien, liv. 4, vers la fin.
C'est cela, que certainement le tiran n'est iamais aimé, ni n'aime. L'amitié, c'est un nom sacré, c'est une chose sainte, elle ne se met iamais qu'entre gens de bien, et ne se prend que par une mutuelle estime; elle s'entretient, non tant par bienfaits, que par la bonne vie. Ce qui rend un ami asseuré de l'autre, c'est la connoissance qu'il a de son intégrité: les respondens qu'il en a, c'est son bon naturel, la foi, et la constance. Il n'i peut auoir d'amitié, là où est la cruauté, là où est la desloiauté, là où est l'iniustice; et entre les meschans quand ils s'assemblent, c'est un complot, non pas une compaignie; ils ne s'entr'aiment[172] pas, mais ils s'entrecraignent; ils ne sont pas amis, mais ils sont complices.
[172] Hæc inter bonos amicitia, inter malos factio est. Sallust., Jugurtha, c. 31.—Les imprimés portent s'entretiennent, mais le bon sens de Naigeon lui avait fait présumer qu'il fallait s'entr'aiment, ce que confirme notre manuscrit, et il avait inscrit cette supposition sur son exemplaire, où Am. Duval l'a prise pour l'insérer dans son édition.