Windsor.—La grande salle de réception.
Phot. H. N. King.
pudeur de le lui remettre à Buckingham, loin de ces souvenirs pénibles à une âme française.
C’est dans la même salle de Waterloo que la reine recevait dernièrement son petit-fils Guillaume II, dont elle crut prudent de s’assurer la bienveillante neutralité, au moment de tenter l’écrasement des républiques du Transvaal et d’Orange dans la guerre que l’histoire enregistrera vraisemblablement sous le titre de guerre des mines d’or.
Tels sont les deux palais officiels de la reine. Le seul titre de palais officiel indique suffisamment que ce n’est pas là qu’il faut chercher à surprendre Victoria dans l’intimité. Là elle s’est toujours montrée reine et rien que reine. La raison d’État l’a obligée de cacher ses sourires et de dissimuler ses larmes. Une seule personne lui en avait rendu le séjour moins amer, c’était le prince Albert, et c’est là qu’elle le perdit, le 14 décembre 1861.
VIII
Les Homes de la Reine.
I.—OSBORNE HOUSE
Le manoir d’Eustache Mann.—Les attentions de l’époux et du père de famille.—Le cottage suisse et ses neuf jardinets.—A la cuisine des princesses royales.—La chambre indienne.—Vertus domestiques.