—Palsambleu! s’écria le marquis.

—Tout beau, ne vous fâchez pas, répondit le colonel en continuant à rire.

—Vous me rendrez raison, s’écria le marquis en montrant son blason.

—Quand vous voudrez, riposta fièrement le colonel à l’attaque de son compagnon.

—Insolent!

—Fat!

Nous avons oublié de vous dire que le blason du marquis consistait en une branche de myrte tenue par un Amour et écartelée d’une écharpe de soie. Les armoiries du colonel, car il avait aussi ses armoiries, consistaient en un bouclier ombragé de laurier, passé dans une main à gantelet de fer. Ils juraient assez volontiers, l’un par son blason, l’autre par ses armoiries.

Le Myrte et le Laurier allaient se prendre aux cheveux; mais, cette fois, ce fut un violent accès de toux qui les retint cloués sur leurs sièges. Un catarrhe épargna à l’humanité une nouvelle et terrible tragédie.

Ce fut le Myrte qui recouvra le premier la parole.

—Je vous trouve singulier, fit-il, d’avoir l’air de mettre en doute mes succès, moi, la fleur des marquis de mon temps!